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Joël Bérubé, kinésiologue chez Mouvement Essĕre, guide un client dans un exercice d'épaules avec un élastique.

La kinésiophobie

Une phobie méconnue

Avez-vous peur de faire certains mouvements ? Pensez-vous ne plus jamais pouvoir pratiquer votre sport préféré à cause d'une blessure récurrente ? Apprenez-en plus sur la kinésiophobie et remédiez à cette crainte qui limite votre vie.

Qu'est-ce qu'est la kinésiophobie ?

Vous avez probablement déjà entendu parler de claustrophobie, d'agoraphobie ou même d’arachnophobie. Cependant, êtes-vous familier avec la kinésiophobie? Le suffixe ''phobie'' désigne une peur exagérée, alors que le préfixe "kinési-" se rapporte au mouvement. On peut donc simplifier le terme kinésiophobie par la peur (ou l'inquiétude) d'effectuer certains mouvements. 

Cette appréhension est présente chez plus de la moitié des personnes souffrant de douleurs chroniques, c'est-à-dire des douleurs qui persistent pendant plus de trois mois. Puisque que tout le monde est susceptible de vivre une douleur persistante, il est crucial de ne pas sous-estimer le phénomène de kinésiophobie !

Comment la kinésiophobie affecte ma vie ?

Il est important de souligner l'impact considérable qu'une telle inquiétude peut avoir sur les tâches de la vie quotidienne. Par exemple, si la simple rotation de la tête suscite de l'appréhension, comment pouvons-nous conduire un véhicule dans lequel il nous faudra faire des angles morts ? 

À ce stade, il est impératif de faire une distinction cruciale. Nous ne parlons pas ici d'une blessure aiguë. Les premières semaines suivant une blessure, il est normal de restreindre certains mouvements pour favoriser la guérison. Cependant, lorsqu'une blessure est guérie et que la douleur persiste, nous entrons dans un autre paradigme, celui de la douleur chronique.

Si vous avez des appréhensions et que vous évitez certains mouvements ou activités physiques par crainte de la douleur, soulignons tout d'abord la normalité de cette vigilance. Cependant, sachez qu'il est possible de retrouver votre confiance en vos capacités physiques! Bien que cela nécessite du temps et un suivi par un kinésiologue pour élaborer un protocole adapté, c'est certainement réalisable.

Il est regrettable que le système de santé néglige souvent l'éducation et le soutien des personnes souffrant de douleurs chroniques, ce qui explique la rareté de ce message. Souvent, on entend l'avis contraire, suggérant qu'il faut simplement apprendre à vivre avec la douleur. Cependant, cela n'est pas toujours la seule option!

Comment remédier à la kinésiophobie ? La solution : une exposition progressive à l'exercice

En collaboration avec notre kinésiologue Joël, vous pouvez entreprendre un protocole d'exposition graduée à l'exercice. Cette méthode, utilisée depuis des décennies par les psychologues pour d'autres types de phobies, est adaptée à la réalité des blessures et de la douleur. Notre kinésiologue Joël évaluera votre capacité physique actuelle, vos objectifs, les obstacles à ces objectifs (qu'ils soient liés à la vie quotidienne, au travail ou à l'anxiété), et collaborera avec vous pour établir un plan réaliste et atteignable.

Avec ce plan d'exposition progressive, vous effectuerez des exercices faciles tout en évitant d'aggraver vos douleurs. Grâce à la pratique et à la répétition, votre corps s'habituera à des mouvements autrefois difficiles ou douloureux, vous permettant ainsi de reprendre des activités que vous pensiez impossibles auparavant.

Il n'est pas nécessaire d'avoir une kinésiophobie pour bénéficier d'une approche par exposition graduée. Si vous souffrez de douleurs persistantes, Joël notre kinésiologue peut certainement vous être utile. 

Comment savoir si j'ai une kinésiophobie ?

Il peut être difficile de reconnaître si vous avez développé une crainte du mouvement. Pour vous aider à réfléchir à votre propre situation, voici quelques questions à vous poser. Il s'agit davantage d'une réflexion personnelle que d'un outil de diagnostic officiel.

  • J'ai peur de me blesser si je fais de l'activité physique.
  • Si je faisais de l'activité physique, ma douleur serait probablement empirée.
  • Les gens ne prennent pas mon état de santé assez au sérieux.
  • Mon accident a mis mon corps en danger pour le reste de mes jours.
  • La douleur signifie en tout temps que je me suis blessé(e).
  • J'ai peur de me blesser accidentellement.
  • La meilleure façon d'empêcher que ma douleur s'aggrave est de m'assurer de ne pas faire des mouvements inutiles.
  •  Il n'est pas prudent qu'une personne avec un état de santé comme le mien soit physiquement active.
  • Je ne peux pas faire tout ce qu'une personne normale peut faire parce que j'ai plus de risques de me blesser.

Si vous êtes d'accord avec plusieurs de ces affirmations, cela peut indiquer que vous limitez votre activité physique par crainte de certains mouvements. Dans ce cas, il pourrait être recommandé de consulter en kinésiologie avec Joël, ne serait-ce que pour une séance, afin d'explorer si une approche d'exposition progressive pourrait vous être bénéfique.

Icone beige de Mouvement Essere
Écrit par Joël Bérubé
le 1 mars 2024
Kinésiologue
Pour en savoir plus sur Joël Bérubé
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