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Samuel Brière, ostéopathe chez Mouvement Essĕre, pratique une technique ostéopathique sur l'épaule d'un client.

Posture vs. Position

Une différence notable entre les deux

La posture et la position jouent un rôle crucial dans notre mieux-être, autant physiquement que mentalement. Bien que souvent négligées, une bonne posture et une position adéquate sont essentielles pour prévenir les douleurs chroniques, améliorer la confiance en soi et favoriser une santé globale. Dans cet article, nous explorerons l'importance de la posture et de la position, ainsi que des conseils pratiques pour les améliorer.

LA FAMEUSE POSTURE

Posture et position, c'est la même chose non ?

D'emblée, il est crucial de comprendre que posture et position ne signifient pas nécessairement la même chose. La position se réfère à la manière dont on se place. Elles englobent quatre grandes catégories : debout, assis, couché et en quadrupédie (à quatre pattes). 

D'autre part, la posture représente la manière dont on ajuste notre corps dans ces positions. On peut adopter une posture bien droite sur une chaise ou être complètement avachi. Ainsi, on peut définir la posture comme l'état tonique que le corps adopte pour occuper une position, que ce soit une posture contractée ou une posture relâchée.

Déconstruisons le mythe de ce qu'est la bonne posture !

Attardons-nous d'abord sur la question : qu'est-ce qu'une bonne posture ? C'est très relatif ! Être en bonne posture dépend de notre position, de ce que l'on est en train de faire, de notre niveau d'énergie et de notre fatigue, ainsi que de nos désirs ou de nos expériences.

Être bien dans une position signifie que nous sommes dans une bonne posture. Avoir une jambe croisée sur l'autre, être plus appuyé sur une jambe que sur l'autre, dormir tout croche... toutes ces postures sont de bonnes postures dans la mesure où nous sommes à l'aise. Lorsqu'on regarde un nourrisson ou un animal dormir, il n'est pas nécessairement bien droit et bien érigé et pourtant, il peut avoir l'air très confortable.

Si on dort tout croche et qu'on se réveille le matin pimpant d'énergie, cette posture n'est pas nécessairement mauvaise pour vous. Cependant, dormir tout croche avec un bras qui ne cesse de s'engourdir pendant la nuit ou se réveiller avec des raideurs matinales dans le bas du dos peut indiquer fort probablement une mauvaise posture.

La posture physique est intimement liée à la posture mentale.

Prenons l'exemple de l'enfant qui ne veut pas faire ses devoirs ou ses leçons. Il est là, avachi et tout mou sur sa chaise, se tortillant, soupirant, rouspétant, etc. Comment l'encourager à accomplir ses tâches ? Tout d'abord, on lui conseille de s'asseoir bien droit sur sa chaise devant sa feuille et de se concentrer pendant 20 minutes sur ce qu'il doit faire. Ensuite, il pourra profiter du reste de son après-midi pour jouer à son jeu préféré ou rejoindre ses amis dehors au parc. 

Dans cet exemple, on peut observer l'intimité entre la posture mentale et physique. En ayant un objectif à court, moyen ou long terme, on peut ajuster notre posture pour accomplir ce qui doit être fait sans subir trop de désagréments.

LES POSITIONS

Une posture sans position, ça n'existe pas !

On ne peut pas parler de posture sans parler de position et l'inverse est tout aussi vrai. On compte 4 grandes catégories de positions, soit position assise, position debout, position couchée ou position quadrupédie. Et dans ces positions, il existe une multitude de postures qu'il nous est possible de faire.

Les positions, une question de points d'appuis

Archimède disait : donnez-moi un point d'appui et je soulèverai le monde. Par exemple, être assis sur une chaise de table de salle à manger ne donnera pas les mêmes points d'appuis que d'être assis sur une selle de bicyclette. Ces points d'appuis sont primordiaux lorsque vient le temps de soulever une charge lourde ou être en position statique de façon prolongée.

Si un de ces points d'appuis est en souffrance ou mal en point, il y a de forte chance qu'un autre point d'appui doive compenser pour celui-ci. Prenons l'exemple d'un genou qui est douloureux lorsque l'on se tient debout lors d'un concert : il faudra inévitablement changer sa posture et mettre plus de poids dans le genou opposé par moment pour alléger la douleur du genou en souffrance.

LES ACTIONS

Et les actions dans tout ça ?!?

À travers les postures et les positions que nous avons au quotidien, nous y effectuons des actions. Être couché dans son lit pour dormir n'est pas la même chose que d'être couché au sol sous son auto pour faire un changement d'huile. Selon l'action, il sera impératif d'adopter une posture et une position adéquate.

La statique, l'ennemi #1 de la posture

Être en action met en évidence qu'il peut aussi ne pas y avoir d'action. On pourra se retrouver en position statique sur une période prolongée comme assis devant son ordinateur lors d'une journée de travail ou debout dans une file d'attente. 

La statique est l'une des choses que le corps n'aime pas, étant donné qu'on se doit de maintenir une posture plus tonique afin de ne pas tomber. Lorsqu'on est statique sur un trop long terme, le corps est constamment à la recherche de son équilibre.

On peut prendre l'exemple de la bicyclette. Il est plus facile de garder son équilibre en bicyclette lorsqu'on est en mouvement que lorsqu'on est stable. C'est donc ici l'action de pédaler qui nous permet de garder notre équilibre dans la position assise sur la selle de notre bicyclette.

Trop bouger n'est pas nécessairement mieux

Trop bouger implique éventuellement une perte d'énergie considérable pour le corps humain. On peut comparer quelqu'un qui bouge tout le temps, sans nécessairement pour de bonnes raisons, à quelqu'un qui donne des coups de gaz à un arrêt de circulation. Ça finit par couter cher d'essence !

En plus de contribuer à une perte d'énergie considérable, trop bouger a un impact sur une augmentation de la dégénération du corps. Plus l'on bouge et plus les muscles, tendons et os frottent. Plus que ça frotte, plus que ça s'use. Plus que ça use et plus que le corps doit se réparer. Cette réparation se fait au moyen de l'apport de sang, ce qui augmente l'inflammation au niveau de la zone et cette inflammation est responsable de l'augmentation de la pression au sein de l'articulation. Et, cette augmentation de pression peut avoir comme conséquence la sensation de douleur dans l'articulation.

QUELQUES CONSEILS

Améliorer votre conscience corporelle

Prendre conscience de son corps est sans doute la première étape essentielle. Il est naturel de vouloir éviter de ressentir la douleur, mais celle-ci est en réalité un signal indiquant un problème sous-jacent. Beaucoup trop de personnes continuent à pratiquer des activités physiques malgré que leur niveau de douleur augmente, alors que leur corps leur envoie un message clair : "Stop, quelque chose ne va pas".

Il est crucial de se rendre compte de l'état de son corps : son niveau d'énergie, de fatigue, les inconforts et les douleurs, l'amplitude respiratoire et les battements cardiaques. Toutes ces informations vous permettront de comprendre dans quel état se trouve votre corps et ce que vous pouvez raisonnablement entreprendre. Il ne serait pas judicieux, par exemple, de se lancer dans un projet de rénovation de salle de bain en cas d'entorse lombaire et de fatigue chronique, empêchant même un sommeil réparateur.

L'ostéopathie, le pilates, la kinésiologie et le reiki représentent des thérapies remarquables qui peuvent vous guider sur le chemin de la conscience corporelle.

Diminuer vos douleurs

Lorsque vous ressentez le moindre inconfort dans une partie de votre corps, vous avez tendance à éviter de solliciter ou de charger cette zone lors de vos activités quotidiennes. Cela entraîne inévitablement des répercussions compensatoires ou adaptatives sur votre corps. Par exemple, si vous ressentez une douleur au genou par temps chaud et humide, vous allez instinctivement transférer plus de poids sur la jambe opposée, ce qui modifie votre posture. Si cette douleur au genou persiste et que vous continuez à solliciter davantage la jambe opposée, il est probable que vous finissiez par ressentir des douleurs dans cette jambe qui n'est même pas blessée !

En réduisant la douleur dans certaines parties de votre corps, vous contribuerez à un meilleur équilibre postural. Bien sûr, des séances de thérapie manuelle telles que l'ostéopathie ou la massothérapie peuvent être des alliées bénéfiques pour soulager vos douleurs.

Renforcer vos muscles stabilisateurs

Comme leur nom l'indique, les muscles stabilisateurs sont là pour vous stabiliser dans votre position. Ce sont de petits muscles nombreux et situés en profondeur de notre corps près des articulations qui sont primordiales de renforcir. 

Prendre conscience de ceux-ci n'est pas une mince affaire et c'est pourquoi chez Mouvement Essĕre, nous favorisons toujours la rencontre avec nos spécialistes en matières de mouvement. Que ce soit une rencontre en Pilates ou en Kinésiologie. Sinon, des activités telles que le yoga, la natation et la musculation peuvent contribuer à améliorer le renforcement de ces muscles.

Ergonomie au travail ou dans toute position statique

Que vous soyez assis devant un ordinateur, sur une tablette dans votre canapé ou au volant de votre voiture, ces positions statiques requièrent une grande attention. Comme mentionné précédemment, le corps humain n'apprécie pas les positions statiques sur une longue période. Dans ces postures, certaines parties du corps sont soumises à une compression qui entrave la circulation sanguine, limitant ainsi l'apport en nutriments et en oxygène, tout en entravant l'élimination des déchets cellulaires.

En ajustant votre espace de travail (hauteur des écrans, positionnement de la souris, etc.), vous favoriserez une meilleure posture statique à long terme. L'utilisation d'un siège ergonomique permettra une répartition plus équilibrée du poids sur différents points d'appui. De plus, il est essentiel de prendre des pauses régulières de votre posture statique en vous étirant, en allant aux toilettes ou en vous déplaçant pour chercher un verre d'eau afin de permettre à votre corps de se mouvoir.

Si nécessaire, consultez en kinésiologie pour obtenir des conseils avisés en matière d'ergonomie dans votre vie quotidienne et apprendre des exercices adaptés à vos inconforts.

Icone beige de Mouvement Essere
Écrit par Samuel Brière
le 16 mai 2024
Ostéopathe D.O.
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